C'est mon jour de bonté, aujourd'hui ^^
CHAPITRE VIII
Entre amisRemus était assis dans un vieux fauteuil élimé, perdu dans ses pensées.
Il sursauta en entendant Sirius s’adresser à lui :
- Mumus ?
- Arrêtes, soupira le concerné, tu sais très bien que je déteste que tu m’appelles comme ça !
Sirius sourit.
- C’est pourtant mimi comme tout, Mumus, le taquina-t-il.
- Oué bah, moi, j’aime pas. Et je t’interdis de m’appeler comme ça.
- Okay, okay…
Il réfléchit un instant, puis dit :
- Je suis sûr que Tonks aimerait t’appeler comme ça.
- Uuuh ?
- A voir ta tête, j’ai touché un point sensible… Elle te plait ?
- …
- Huuum…
- …
- Inutile de faire comme si de rien n’était, j’ai vu les regards que tu lui lançais.
- …
- D’ailleurs, si tu veux savoir, elle te regarde pas mal aussi.
Remus sursauta, ayant l’air d’avoir reçu une décharge électrique.
- Tiens, t’as l’air intéressé, sourit Sirius.
- De toute façon, elle est trop jeune pour moi.
- Beuhaf. Combien… ? 12, 13 ? Vous avez pas tant d’écart que ça, et de toute façon, c’est les sentiments qui comptent, pas l’âge.
- Y a pas que ça… je suis trop dangereux pour elle.
- Suffit de faire attention.
Remus soupira, comprenant que, quels que soient ses arguments, Sirius aurait toujours de quoi répondre.
- Une partie d’échecs ? Proposa Remus, après un instant de silence.
- Lunard ou l’art de changer de sujet. Ok pour la partie d’échecs, Mumus.
Une heure après, ils jouaient toujours aux échecs, dans une partie très serrée.
Maugrey entra alors dans la sombre cuisine, puis regarda avec intérêt la partie âprement disputée.
- Salut, Fol Œil, lança Sirius. Des nouvelles ?
- Non, rien de spécial. Aucune tentative ouverte pour s’emparer de la prophétie. Dumbledore pense qu’il se doute qu’on la surveille…
- Surveiller une entrée, caché sous une cape d’invisibilité… marmonna Sirius sombrement. Je pourrais très bien m’en charger !
- Cesses de remettre ça sur le plateau, s’il te plait, Sirius, murmura Remus. Dumbledore a jugé que c’était trop dangereux pour toi.
- Mais ça m’est égal ! Je m’en fiche !
- Harry ne s’en fiche pas, lui. Il ne se fiche pas qu’il t’arrive quelque chose.
Sirius grogna, puis se concentra à nouveau sur la partie d’échecs, n’ayant rien à répondre.
Il n’ouvrit plus la bouche de la soirée.
Remus, désolé pour son ami et n’ayant rien trouvé à dire pour le calmer un tant soit peu, partit se coucher.
Durant la soirée, il avait relégué ses pensées pour Tonks au second plan, mais, alors qu’il se couchait, elles refirent surface.
Il se surprit à être pressé de la revoir.
- Lunard, tu es un cas désespéré, soupira-t-il avant de s’endormir.
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